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11.03.2008

OGM oh j'aime pas

J'ai récemment écrit aux parlementaires du Var (mon département d'origine) à propos des OGM. Voilà ce que je leur raconte :

" Madame, Monsieur

Je suis de Camps-La-Source, non loin de Brignoles.

Je vous écris pour attirer votre attention sur le débat des OGM. Et je tiens à exprimer mon extrême réticence à les voir se généraliser. Certains scientifiques disent que ce n'est pas dangereux, d'autres (plus nombreux) au contraire, prouvent que c'est une erreur que de les promouvoir.

Il semble qu'il soit difficile de trancher sur leur dangerosité. Alors ne tranchons pas, et voyons les risquent encourus. Ne jouons pas avec la vie. Qu'avons-nous à perdre et qu'avons-nous à gagner ? Ce qui est certain et ce sur quoi tout le monde est à peu près d'accord, c'est la dissémination naturelle et incontrôlée des OGM à d'autres cultures, d'autres plantes, d'autres espèces. Alors si un malheur arrive avec les OGM, ce sera quelque chose de très grave.

D'autre part, on ne connaît pas les effets à long termes des OGM sur notre organisme. Il y a aujourd'hui de plus en plus de cancers à cause des pesticides, engrais et produits chimiques en tout genre que nous ingérons depuis 60 ans. Demain à cause des OGM de quoi soufrerons-nous ?

On dit que les OGM pourraient augmenter la productivité et éviter la famine à des populations. C'est vrai. Mais l'OGM n'est pas la seule solution. Les méthodes agronomiques, les techniques d'irrigation, les méthodes naturelles antiparasitaires, ... sont autant de solutions qui s'offrent à nous. Trouvez-vous qu'il est normal, que seulement 1,2 % du personnel de l'INRA travaille sur l'agriculture biologique alors que l'ensemble des français est contre les OGM et s'intéresse de plus en plus au bio ?
Non ce n'est pas normal. Je conçois que nos dirigeants éclairés doivent prendre des décisions qui vont à l'encontre de l'opinion publique pour le bien des français, mais la question des OGM, ne me semble pas être de cet acabit.

Encore une fois, ne jouons pas avec le feu, et progressons sur d'autre terrains.

Vous allez devoir adopter un projet de loi sur les OGM.

Je vous demande que la loi sur les OGM comprenne les trois articles suivants :

1. La culture d’OGM en plein champ est interdite.

2. L’utilisation d’OGM dans l’alimentation humaine ou animale est interdite.

3. Le financement de la recherche publique aujourd’hui consacré aux OGM agricoles sera transféré à la recherche sur les techniques agronomiques biologiques.

En vous remerciant de votre attention et dans l’attente d’une réponse de votre part, je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes respectueuses salutations. "

 

J'ai récemment appris, en regardant un documentaire sur Arte, l'existence d'une terre fabriquée par l'homme et d'une richesse innouie "dans laquelle tout pousse à merveille" selon les paysans brésiliens qui l'utilisent. C'est la Terra Preta (terre noire en portugais) http://fr.wikipedia.org/wiki/Terra_preta

Les indiens d'amazonie (qui formaient une civilisation beaucoup plus importante qu'on ne le croyais jusqu'à présent) avaient eu la bonne idée de mettre du charbon de bois dans la terre. Ceci a pour effet de l'enrichir et en plus de créer toute une activité microbiologique qui permet de le récolter sans réduire son abondance : les fermiers ont découvert qu'il se renouvelle à la vitesse de 1 centimètre par an.

Alors voilà, je propose qu'on arrête de dépenser des sous pour faire des OGM et qu'on balance tous les crédits sur la recherche à propos des cette Terra Preta. Quand on maîtrisera sa génèse, on pourra apprendre à tout le monde à en faire et ainsi à avoir une terre fertile. Tout ça sans produit chimique et sans brevet.

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